|
Cinérotica n°4 - Janvier 2009 |
 |
Au sommaire :
1974-75 : la France porno
L'arrivée des premiers films hard dans les cinémas ; Gircard, du libéralisme à la répression ; Emmanuelle, le n° 1 du box-office ; Claudine Beccarie, la première porno-star ; le secret des scènes additionnelles et le témoignages d'Eric de Winter.
Cliquez ici pour voir les premières pages
du magazine du mois
|
Début 1970, la pornographie officielle fait son offensive un peu partout : Etats-Unis, Danemark, Pays-Bas. En France, elle accompagne l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence, en 1974, lequel annonce sa politique libérale et la fin de toute censure. Sur les Champs-Elysées, le soft Emmanuelle rencontre un succès phénoménal. Un cinéma porno national se met en place, avec l'apparition d'un star-system à la première place duquel est propulsée Claudine Beccarie, porno-star d'Exhibition. La censure s'affole ; les scandales éclatent ; l'opinion publique s'émeut et le monde politique, unanime, condamne ce genre naissant qui bouscule les programmations des cinémas jusque dans les coins les plus reculés de province où un film comme Les Jouisseuses accumule les entrées. C'est aussi l'époque où les exploitants "corsent" des films soft de scènes additionnelles hard pour suivre la mode ; c'est le sort qui sera réservé par exemple au dernier film de Bourvil, Clodo, devenu en 1975 Clodo et les vicieuses grâce à l'ajout de gros plans explicites ! Mais au Parlement, la future loi X est discutée, bientôt prête à contrôler le cinéma porno.
|
| |
TELECHARGER LE MAGAZINE N° 4 (format PDF)
|